Aérodrome de Saint-Cyr-l’Ecole

Situé au nord de la commune, l’aérodrome de Saint-Cyr-l’École occupe une superficie de 75 hectares, soit 15 % du territoire saint-cyrien. Côté oriental, il jouxte le parc du château de Versailles et s’étend au nord jusqu’au rû de Gally. Il est un acteur historique de la plaine de Versailles.



Saint-Cyr, berceau de l’aviation.

La vocation aéronautique de Saint-Cyr-l’École – et plus largement d’ailleurs des Yvelines – a un peu plus d’un siècle. C’est en effet en 1907 que le comte de La Vaulx fait construire aux portes de la commune un hangar pour abriter un aéronat, appelé plus simplement dirigeable. La même année, Santos-Dumont parvient à relier Saint-Cyr-l’École à Buc à la vitesse de 90 km/h à bord de son monoplan Demoiselle. C’est à bord de cet appareil que Roland Garros apprendra à voler. Trois ans plus tard, c’est sur ce terrain que sont effectués les essais du dirigeable La Liberté

Trois ans encore plus tard, en 1913, la société Zodiac y construit le premier dirigeable à carcasse rigide, le SpiessFinancé par Henry Deutsch de la Meurthe, un Institut aérotechnique (IAT) dépendant de l’université de Paris y est construit en 1911 pour effectuer des recherches et des essais concernant « la technique des appareils en équilibre ou en mouvement dans l’air ». Implanté sur les hauteurs de Saint-Cyr-l’École, l’institut s’étend sur 75 hectares et dispose d’une ligne électrifiée longue de plus de 1 kilomètre. La même année, Gustave Eiffel dépose un brevet concernant un dispositif permettant d’augmenter le rendement énergétique des installations destinées à créer des courants d’air artificiels, ce sont les premières souffleries au monde.

Début 1912, l’armée française créé cinq escadrilles de six avions chacune, dont deux sont positionnées à Saint-Cyr-l’École et une à Buc. Le centre aéronautique de Saint-Cyr, qui regroupe désormais l’aviation et l’aérostation, est alors sous les ordres du capitaine Éstévé. Il occupe le terrain en bordure de la rue Docteur-Vaillant, alors appelée « route aux cochons ». C’est également en 1912 qu’est créée la base aérienne 272, sous le nom de caserne Charles-Renard, en hommage à l’ingénieur et inventeur français mort en 1905 et qui fut un pionnier de l’aviation.

En août 1914, au début de la Première Guerre mondiale, le camp de Mourmelon est replié à Saint-Cyr-l’École, et pendant le conflit, le champ d’aviation devient un énorme atelier et un centre de réparation des appareils endommagés qui arrivent par trains entiers. Quelque 4 000 personnes, civils et militaires, y travaillent en 1917.

En 1944, durant la Seconde Guerre mondiale, les bombardements massifs des Alliés détruisent les installations militaires et la ville à près de 95 %. À partir de 1946, la base est amputée de son aérodrome, lequel est cédé au ministère des  Travaux publics et des Transports tandis que son exploitation est confiée à Aéroports de Paris.

Un aérodrome dynamique

Aujourd’hui, l’aérodrome abrite neuf aéro-clubs réunis au sein du GUAS, le Groupement des usagers de l’aérodrome de Saint-Cyr-l’École, et est fréquenté par un millier de passionnés.

 

 

Depuis plusieurs années, le Guas organise au printemps une journée portes ouvertes « Saint-Cyr aviation partage » au cours de laquelle les aéro-clubs ouvrent leurs hangars et où les curieux peuvent découvrir le monde et les métiers de l’aéronautique, des expositions comme celle sur « Un siècle d’aéronautique au val de Gally », ou bien sûr faire leur baptême de l’air. La manifestation, qui a connu un éclat tout particulier en 2011, à l’occasion du centenaire de  l’aérodrome, s’inscrit également dans l’établissement de bonnes relations avec le voisinage, la cohabitation entre le vol de loisirs et les habitants étant toujours un défi avec chaque année plus de 70 000 mouvements…

 

Pour aller plus loin :

Retrouvez ici la page Wikipedia qui traite du terrain d’aviation de Saint-Cyr-l’Ecole.

Retrouvez la présentation de l’aérodrome sur le site d’Aéroport de Paris, propriétaire du site.