Edito du maire – Février 2019



En ce début d’année me reviennent à l’esprit deux réflexions.

L’une est très célèbre: «là où il y a une volonté, il y a un chemin».

J’ai, depuis mon élection en tant que Maire, toujours eu la volonté de servir Saint-Cyr pour l’accompagner dans son développement et faire aboutir les grands projets lui permettant de faire face aux défis qui s’offraient à elle. Terminer la construction de la piscine, revoir l’aménagement prévu pour la ZAC de l’Abbaye, préparer l’ouverture de la première crèche municipale, rénover, agrandir et créer les établissements scolaires nécessaires, me battre pour faire avancer le projet de transport collectif de la Grande ceinture Ouest grâce au tram 13 que l’on voit enfin arriver à Saint-Cyr, préparer le projet d’urbanisation de l’ancienne caserne Charles-Renard et modérer les appétits d’ogre de l’État qui voulait une densité proprement écrasante…

Une volonté de servir, une ambition au service des habitants de Saint-Cyr d’autant plus forte que je n’avais jamais été programmé pour diriger un exécutif local. Je suis devenu Maire au pied levé en 2006*  suite à la démission d’un ex-maire se débattant avec la justice, qui avait entrainé la ville dans une situation très délicate par une confusion des genres que nous avons mis plusieurs années à rectifier. Mon engagement pour les Saint-Cyriens, depuis, n’a pas cessé une seule minute.

La seconde réflexion qui me revient est de Jacques Chirac, les Français la connaissent bien (avec les guillemets de rigueur) : « les emmerdes ça vole toujours en escadrille » !

Je veux, bien sûr, parler des lourds nuages noirs qui assaillent le Président Macron et qui assombrissent le ciel de France.

Comment redonner espoir aux Français pour qu’ils soient confiants en l’avenir ? Comment redresser les finances de notre pays sans continuellement accabler nos concitoyens d’impôts ? Comment réformer ce qui doit l’être sans éternellement se heurter aux résistances que provoque le changement ?

Monsieur le Président, ce ne sont pas les Maires, qui alertent depuis des années les pouvoirs en place sur la dégradation et la disparition des services publics, sur la baisse des dotations et sur l’hypercentralisation de l’État, qui vont résoudre les problèmes qui affectent depuis des années nos concitoyens. Nous pouvons trans- mettre et être des relais mais en aucun cas nous ne pouvons nous substituer au pouvoir en place. Le grand débat est sans doute nécessaire mais restons lucides : qu’en ferez-vous si les Français vous demandent de tout reprendre à zéro ?

L’illusion de la table rase est séduisante et puissante mais en miroir elle est dangereuse à même mesure car elle n’offre pas plus de consistance aux Français que le « nouveau monde » que vous vantiez : tout cela n’existe pas, le roi est nu.

*(NDLR une coquille s’est glissée dans l’édition papier il faut bien lire 2006 et non 2004)

Article publié le : 7 février 2019. Mis à jour le 8 février 2019 à 16 h 22 min